SafiFree

160 films, treize escales, vingt langues : un atlas du cinéma à feuilleter.

Treize escales

  1. 01France14 films
  2. 02Italie13 films
  3. 03Espagne et Amérique latine11 films
  4. 04Îles britanniques14 films
  5. 05Allemagne et voisins12 films
  6. 06Pays nordiques10 films
  7. 07Europe de l'Est et Russie13 films
  8. 08Iran et Proche-Orient9 films
  9. 09Chine, Hong Kong et Taïwan12 films
  10. 10Corée10 films
  11. 11Japon15 films
  12. 12Canada et Océanie11 films
  13. 13États-Unis16 films

Escale France

Tout voir (14)

Escale Italie

Tout voir (13)

Escale Espagne et Amérique latine

Tout voir (11)

Escale Îles britanniques

Tout voir (14)

Escale Allemagne et voisins

Tout voir (12)

Escale Pays nordiques

Tout voir (10)

Escale Europe de l'Est et Russie

Tout voir (13)

Escale Iran et Proche-Orient

Tout voir (9)

Escale Chine, Hong Kong et Taïwan

Tout voir (12)

Escale Corée

Tout voir (10)

Escale Japon

Tout voir (15)

Escale Canada et Océanie

Tout voir (11)

Escale États-Unis

Tout voir (16)

Les phares

Tout voir (24)

Autres listes

Dernières escales 28Vieilles cartes 32

Le guide SafiFree

SafiFree : le tour du monde en 160 films et treize escales, d'Intouchables en France et du Fanfaron en Italie à Perfect Days au Japon, à 20th Century Girl en Corée et à Une séparation en Iran

Un film est le moyen de transport le moins cher du monde. En deux heures, il vous dépose dans une cuisine de Tokyo, sur une route de Toscane, dans une école de village en Iran, et il vous ramène chez vous avant minuit. SafiFree est un atlas de ces voyages. Le guide réunit 160 films, tournés dans vingt langues, et les range en treize escales, comme les étapes d'un tour du monde. À chaque escale, un pays ou une région, et une dizaine de films pour faire connaissance.

Les 160 films représentent 295 heures de cinéma, de 1940 à 2025, et 146 réalisateurs. Quarante sont tournés en anglais, quinze en japonais, quatorze en français, treize en italien, douze en allemand, onze en espagnol, dix en coréen, et quarante-cinq dans treize autres langues. Trois films sur quatre viennent donc d'ailleurs que des pays anglophones : c'est la particularité du guide. Tous les titres et les synopsis sont en français. Ce texte suit l'itinéraire, escale après escale, puis propose quelques routes à thème. Les années, les durées et les scores cités viennent des fiches. La visite rapide se trouve à la page Bienvenue sur SafiFree.

L'itinéraire : un tour du monde par l'est

Le voyage part de France, parce qu'il faut bien partir de quelque part et que le guide parle français. Il descend en Italie, passe en Espagne et, par la langue, en Amérique latine. Il remonte vers les îles britanniques, traverse l'Allemagne, monte chez les Nordiques, puis file vers l'Europe de l'Est et la Russie. De là, il gagne l'Iran, la Chine, la Corée et le Japon. Il traverse enfin le Pacifique, s'arrête en Océanie et au Canada, et termine aux États-Unis.

Chaque film appartient à une seule escale, fixée par son pays de production et sa langue. Le classement a ses curiosités, comme tout atlas : Carnets de voyage, tourné en espagnol à travers l'Amérique du Sud, est rangé avec l'Espagne et l'Amérique latine ; Perfect Days, réalisé par un Allemand, est rangé au Japon, où il a été tourné en japonais ; The quiet girl, en gaélique, fait escale aux îles britanniques avec ses voisins irlandais.

Les escales sont de tailles voisines, de neuf films pour l'Iran et le Proche-Orient à seize pour les États-Unis. Le guide a volontairement limité la part américaine, d'ordinaire écrasante, pour laisser respirer les autres. La page Le tour du monde résume l'itinéraire.

La page d'accueil

La page a la couleur du sable, avec une barre bleu océan et un petit globe pour logo. Sous le titre, un cadre réunit treize tampons de passeport : des rectangles aux bords en pointillés, légèrement de travers, alternativement bleus et ambrés, comme les visas qui s'accumulent sur une page. Chaque tampon porte un numéro d'ordre, le nom de l'escale en capitales et son nombre de films.

Un clic sur un tampon fait descendre jusqu'à la rangée de l'escale : six affiches, avec le titre français, l'année et la durée. Les rangées se suivent dans l'ordre du voyage. Après la treizième vient celle des phares, les films les mieux classés, puis deux boutons vers les dernières escales, pour les films récents, et les vieilles cartes, pour les classiques.

Escale 1 : la France

Quatorze films, vingt-cinq heures et demie, de 1958 à 2024. Pour un guide en français, c'est le port d'attache, et la sélection va à l'essentiel : un film par grande manière de faire du cinéma dans ce pays.

Le comique d'observation, avec deux films de Jacques Tati : Mon oncle (1958, 118 minutes, 7,4), où une villa trop moderne ridiculise ses habitants, et PlayTime (1967, 115 minutes, 7,7). La Nouvelle Vague, avec Les Quatre Cents Coups (1959, 99 minutes, 8,0). La comédie musicale, avec Les Demoiselles de Rochefort (1967, 126 minutes, 7,7). Le cinéma des saisons, avec Le Rayon vert (1986, 99 minutes, 7,5) d'Éric Rohmer. Le film de souvenirs, avec La Gloire de mon Père (1990, 105 minutes, 7,3).

La comédie populaire a deux représentants, Astérix & Obélix : Mission Cléopâtre (2002, 108 minutes, 7,4) et Demain tout commence (2016, 118 minutes, 7,7), et un triomphe, Intouchables (2011, 113 minutes, 8,3), le film le plus voté du guide. Le Huitième Jour (1996, 118 minutes, 7,3), tourné en Belgique, raconte l'amitié d'un cadre pressé et d'un jeune homme trisomique. Edmond (2018, 113 minutes, 7,5) reconstitue la création de Cyrano de Bergerac. Les Héritiers (2014, 105 minutes, 7,4) se passe dans un lycée de Créteil. Les deux plus récents, En fanfare (2024, 102 minutes, 7,3) et L'Histoire de Souleymane (2024, 94 minutes, 7,5), montrent deux visages du pays d'aujourd'hui : une fanfare du Nord, un livreur à vélo parisien.

Escale 2 : l'Italie

Treize films, vingt-quatre heures, de 1952 à 2022, et l'une des meilleures moyennes du guide, 7,5. L'Italie est le pays européen dont le cinéma a le plus voyagé, et l'escale en donne toute l'étendue.

L'après-guerre d'abord. Bellissima (1952, 115 minutes, 7,8) de Luchino Visconti lance une mère romaine, jouée par Anna Magnani, dans la course pour faire engager sa fillette au cinéma. Pain, Amour et Fantaisie (1953, 87 minutes, 7,0) installe un maréchal des logis galant dans un village des Abruzzes. L'Emploi (1961, 98 minutes, 7,7) suit un jeune homme de la campagne à son premier poste dans une grande entreprise de Milan. Le Fanfaron (1962, 105 minutes, 8,2), sommet de la comédie à l'italienne, embarque un étudiant dans la décapotable d'un hâbleur. Des oiseaux, petits et gros (1966, 90 minutes, 7,2) de Pasolini fait marcher Totò, son fils et un corbeau philosophe sur les routes de la banlieue romaine.

Les années soixante-dix et quatre-vingt : Pain et chocolat (1974, 115 minutes, 7,2), où un immigré italien tente de garder sa place de serveur en Suisse ; Et vogue le navire (1983, 129 minutes, 7,2) de Fellini, croisière funèbre et bouffonne à la veille de 1914 ; La Famille (1987, 127 minutes, 7,5) d'Ettore Scola, quatre-vingts ans de la vie d'une famille romaine filmés dans un seul appartement ; Palombella rossa (1989, 89 minutes, 7,1) de Nanni Moretti.

Les films récents : Le Facteur (1994, 114 minutes, 7,9), Tre uomini e una gamba (1997, 98 minutes, 8,0), le plus voté de l'escale, Heureux comme Lazzaro (2018, 128 minutes, 7,4) et Les Huit Montagnes (2022, 147 minutes, 7,6). Voir la page France et Italie.

Escale 3 : l'Espagne et l'Amérique latine

Onze films en espagnol, un peu moins de vingt heures, de 1983 à 2023. La langue fait le lien entre quatre pays : l'Espagne, l'Argentine, le Mexique et Cuba.

D'Espagne : Le Sud (1983, 94 minutes, 7,6) de Víctor Erice, où une fillette du nord rêve du pays dont son père se tait ; Les Lundis au soleil (2002, 113 minutes, 7,2), chronique d'amis licenciés d'un chantier naval de Galice ; 100 mètres (2016, 108 minutes, 7,4) ; Toc Toc (2017, 96 minutes, 7,1) ; Champions (2018, 124 minutes, 7,5) ; et À dix-sept ans (2019, 99 minutes, 7,3).

D'Argentine : Le fils de la mariée (2001, 123 minutes, 7,5), où un restaurateur débordé aide son père à offrir à sa mère le mariage à l'église qu'elle a toujours voulu ; Un coup de maître (2018, 100 minutes, 7,3), comédie sur un galeriste et son vieux peintre ; et Carnets de voyage (2004, 126 minutes, 7,4), le plus voté de l'escale. Du Mexique : Le Dernier Wagon (2023, 95 minutes, 8,0), le mieux classé, où une institutrice fait classe dans un wagon pour les enfants des ouvriers du rail. De Cuba : Chala, une enfance cubaine (2014, 108 minutes, 7,5), portrait d'un gamin de La Havane et de sa vieille maîtresse d'école.

Escale 4 : les îles britanniques

Quatorze films du Royaume-Uni et d'Irlande, près de 26 heures, de 1945 à 2022. L'escale privilégie le cinéma britannique tourné chez lui, dans ses villages, ses usines et ses rues.

Les classiques des studios anglais : Je sais où je vais (1945, 91 minutes, 7,1), où une jeune femme décidée, bloquée par la tempête, attend le bateau qui doit la conduire à son mariage dans les Hébrides ; Les Chaussons rouges (1948, 133 minutes, 8,0) ; L'Homme au complet blanc (1951, 85 minutes), comédie où Alec Guinness invente un tissu inusable et se met à dos patrons et ouvriers ; Les anges aux poings serrés (1967, 105 minutes, 7,4), avec Sidney Poitier en professeur dans l'East End ; et 2001 : L'Odyssée de l'espace (1968, 149 minutes, 8,0), tourné dans les studios de la banlieue de Londres.

Les chroniques : Local hero (1983, 111 minutes), un village écossais face à une compagnie pétrolière ; Les virtuoses (1996, 107 minutes, 7,0), une fanfare de mineurs du Yorkshire ; Loin de la foule déchaînée (2015, 119 minutes, 7,0), dans le Dorset ; Goodbye Christopher Robin (2017, 107 minutes, 7,0), sur l'auteur de Winnie l'ourson et son fils. Londres a Coup de foudre à Notting Hill (1999, 124 minutes, 7,3) et Charlie et la Chocolaterie (2005, 115 minutes), le plus voté de l'escale.

L'Irlande apporte trois films : Sing Street (2016, 105 minutes, 7,9), à Dublin, Belfast (2021, 98 minutes, 7,0), dans le Nord, et The quiet girl (2022, 95 minutes, 7,5), tourné en gaélique dans la campagne. Voir la page L'Europe du Nord.

Escale 5 : l'Allemagne et ses voisins

Douze films en allemand, vingt heures et demie, de 1955 à 2025 : neuf d'Allemagne, un d'Autriche par son sujet, deux de Suisse. C'est une escale de découvertes, car peu de ces films sont connus en France.

Deux films de 1974 et 1987 sont devenus des classiques du voyage. Alice dans les villes (1974, 110 minutes, 7,7) de Wim Wenders confie une fillette de neuf ans à un journaliste en panne d'inspiration ; ensemble, ils cherchent la maison de la grand-mère à travers la Ruhr, une photo pour seul indice. Bagdad Café (1987, 108 minutes, 7,2) dépose une touriste bavaroise dans un motel du désert californien, où elle sort ses tours de magie.

Le cinéma allemand d'aujourd'hui : Oh Boy (2012, 88 minutes, 7,2), une journée dans Berlin en noir et blanc ; Julie en juillet (2000, 96 minutes, 7,2) ; La Salle des profs (2023, 98 minutes, 7,2) ; deux histoires vraies, My Blind Date with Life (2017, 111 minutes, 7,5), où un jeune homme presque aveugle fait son apprentissage dans un palace de Munich en cachant son handicap, et This Crazy Heart (2017, 104 minutes, 7,3), où un fils de bonne famille aide un adolescent malade à réaliser sa liste de vœux. Pour les familles : Whisper : Libres comme le vent (2013, 105 minutes, 7,4) et Les Crocodiles (2009, 98 minutes, 7,2), une bande d'enfants de banlieue.

Sissi (1955, 102 minutes, 7,3), tourné à Vienne, représente l'Autriche impériale. La Suisse a Vitus, l'enfant prodige (2006, 120 minutes, 7,4), un petit pianiste surdoué et son grand-père menuisier, et En première ligne (2025, 92 minutes, 7,8), le film le mieux classé de l'escale, qui suit une infirmière pendant une garde.

Escale 6 : les pays nordiques

Dix films de quatre pays, dix-huit heures, de 1969 à 2025. Le Nord a son humour, flegmatique, et son goût des enfances et des repas.

Du Danemark : Le Festin de Babette (1987, 104 minutes, 7,2) et Pelle le Conquérant (1987, 157 minutes, 7,3), deux films de la même année, tous deux couronnés à Hollywood. De Suède : Ma vie de chien (1985, 102 minutes, 7,2), chronique d'un garçon envoyé chez son oncle à la campagne, et Les Aventures de Fifi Brindacier (1969, 100 minutes), la fillette la plus forte du monde.

De Norvège : Kon-Tiki (2012, 118 minutes), Valeur sentimentale (2025, 133 minutes, 7,5), le plus voté de l'escale, et Trois vœux pour Cendrillon (2021, 89 minutes), version norvégienne d'un conte que l'on retrouvera à l'escale suivante. De Finlande, trois films, dont deux d'Aki Kaurismäki : Leningrad Cowboys go America (1989, 79 minutes, 7,0), tournée américaine du pire groupe de rock du monde, et Au loin s'en vont les nuages (1996, 97 minutes, 7,6), le mieux classé. Master Cheng (2019, 114 minutes, 7,0) fait débarquer un cuisinier de Shanghai dans un village de Laponie, où il remplace la saucisse-purée par la soupe de perche.

Escale 7 : l'Europe de l'Est et la Russie

Treize films, vingt-quatre heures, de 1955 à 2023. C'est l'escale la plus dépaysante pour un spectateur français, et l'une des plus drôles : le cinéma soviétique et tchécoslovaque a produit des comédies que des millions de gens connaissent par cœur.

Quatre comédies soviétiques : Ivan Vassilievitch change de profession (1973, 88 minutes, 7,9), où une machine à remonter le temps échange un gérant d'immeuble et Ivan le Terrible ; Romance de bureau (1977, 159 minutes, 7,8), où un employé timide courtise sa directrice redoutée ; Mimino (1977, 92 minutes, 7,6), où un pilote d'hélicoptère géorgien monte à Moscou pour voler sur de grands avions ; et Amour et Pigeons (1984, 107 minutes, 7,6), comédie villageoise. La Russie plus récente a Le Barbier de Sibérie (1998, 180 minutes, 7,1), le plus long film du guide, Salyut-7 (2017, 106 minutes, 7,1), le plus voté de l'escale, et 3 secondes (2017, 133 minutes).

De Tchécoslovaquie : Voyage dans La Prehistoire (1955, 85 minutes, 7,2), où quatre garçons remontent une rivière et le temps jusqu'aux dinosaures ; Au feu, les pompiers ! (1967, 73 minutes, 7,1) de Miloš Forman ; Trois noisettes pour Cendrillon (1973, 82 minutes, 7,5), le conte que l'Europe centrale regarde chaque hiver ; et Pelíšky (1999, 121 minutes, 8,0), le mieux classé, chronique de deux familles voisines à Prague en 1967. Pour les enfants soviétiques, Le Vieux Khottabytch (1957, 86 minutes, 7,0), où un écolier libère un génie d'une cruche. La Pologne est représentée par Le Remède à l'oubli (2023, 140 minutes, 7,8). Voir la page L'Europe de l'Est et la Russie.

Escale 8 : l'Iran et le Proche-Orient

Neuf films, un peu moins de quinze heures, de 1987 à 2012 : la plus petite escale, et l'une des plus hautes en qualité, à 7,5 de moyenne. Sept films sont iraniens.

Le cinéma iranien des années quatre-vingt-dix a une spécialité : l'enfant qui a une course à faire. Un cahier à rendre dans Où est la maison de mon ami ? (1987, 83 minutes, 7,9) d'Abbas Kiarostami. Un poisson rouge à acheter pour le nouvel an dans Le Ballon blanc (1995, 85 minutes, 7,5) de Jafar Panahi. Une paire de chaussures à partager dans Les Enfants du ciel (1997, 88 minutes, 7,9) de Majid Majidi. Trois films de moins d'une heure et demie, trois suspenses à hauteur d'enfant.

Kiarostami revient avec Au travers des oliviers (1994, 104 minutes, 7,4), où un jeune maçon profite d'un tournage pour faire sa cour à sa partenaire. Majidi revient avec Le Secret de Baran (2001, 90 minutes, 7,4), sur un chantier de Téhéran. Asghar Farhadi signe les deux films d'adultes de l'escale : À propos d'Elly (2009, 119 minutes, 7,5) et Une séparation (2011, 123 minutes, 7,9), le plus voté.

Deux voisins complètent l'escale. D'Arabie saoudite, Wadjda (2012, 98 minutes, 7,2), premier long métrage tourné dans le royaume par une réalisatrice. D'Israël, Footnote (2011, 102 minutes, 7,0), comédie grinçante sur un père et un fils, tous deux spécialistes du Talmud, qu'un prix mal attribué dresse l'un contre l'autre. Voir la page L'escale iranienne.

Escale 9 : la Chine, Hong Kong et Taïwan

Douze films en mandarin et en cantonais, près de 23 heures, de 1993 à 2024. Trois territoires, trois cinémas, et beaucoup de tendresse pour les gens ordinaires.

De Chine continentale : Postmen in the Mountains (1999, 93 minutes, 7,7), la dernière tournée à pied d'un facteur de montagne et la première de son fils ; Shower (1999, 92 minutes), où un vieil homme tient un établissement de bains dans un quartier de Pékin promis à la démolition ; Balzac et la petite tailleuse chinoise (2002, 116 minutes) ; One second (2020, 104 minutes, 7,3) de Zhang Yimou, où un homme traverse le désert pour voir une seconde d'actualités filmées ; et Yolo (2024, 129 minutes).

De Hong Kong : La Légende de Fong Sai-Yuk (1993, 106 minutes, 7,0), kung-fu et comédie ; Comrades, Almost a Love Story (1996, 118 minutes, 7,8), dix ans de la vie de deux immigrés venus du continent, bercés par les chansons de Teresa Teng ; King of Comedy (1999, 89 minutes, 7,4) ; Echoes of the Rainbow (2010, 117 minutes, 7,6), souvenir d'une famille de cordonniers dans les années soixante ; Une vie simple (2012, 118 minutes, 7,5), où un producteur de cinéma prend soin de la vieille domestique qui l'a élevé ; et Little Q (2019, 108 minutes, 7,6). De Taïwan : Yi Yi (2000, 174 minutes, 8,0), le mieux classé et le plus voté de l'escale.

Escale 10 : la Corée

Dix films, dix-neuf heures, de 2000 à 2025, et la deuxième moyenne du guide, 7,7. Le cinéma coréen que l'escale présente est celui du sentiment : des histoires d'amour qui durent des années, et des liens de famille.

La romance coréenne aime les décennies. Il Mare (2000, 96 minutes, 7,4) fait correspondre deux inconnus à deux ans d'écart par la même boîte aux lettres. The Classic (2003, 133 minutes, 7,6) fait découvrir à une étudiante les lettres d'amour de sa mère. Architecture 101 (2012, 118 minutes, 7,3) réunit un architecte et son premier amour autour d'une maison à bâtir. Tune in for Love (2019, 122 minutes, 7,7) suit deux jeunes gens de 1994 à 2005, au fil d'une émission de radio. The Beauty Inside (2015, 127 minutes, 7,7) imagine un homme qui se réveille chaque matin dans un corps différent. 20th Century Girl (2022, 119 minutes, 8,2), le plus voté, et Even If This Love Disappears Tonight (2025, 106 minutes, 8,5), le film le mieux classé de tout le guide, prolongent la tradition.

Côté famille et courage : Jiburo (2002, 86 minutes, 8,0), un petit citadin capricieux et sa grand-mère muette ; Marathon (2005, 117 minutes, 7,2), un jeune autiste et la course à pied ; et Dream (2023, 127 minutes, 7,0), une équipe de football hors du commun. Voir la page Corée, Chine, Hong Kong et Taïwan.

Escale 11 : le Japon

Quinze films, vingt-neuf heures, de 1952 à 2023 : la plus grande escale hors des États-Unis. Le Japon est le pays que le guide a le plus à cœur de faire découvrir.

Trois films de Yasujirō Ozu ouvrent l'escale : Le Goût du riz au thé vert (1952, 116 minutes, 7,5), Fleurs d'équinoxe (1958, 118 minutes, 7,4), son premier film en couleurs, et Fin d'automne (1960, 128 minutes, 7,7). Chez Ozu, il est toujours question d'un mariage à arranger et de parents qui apprennent à laisser partir leurs enfants ; la caméra est posée à hauteur de tatami, et l'on sort de ses films apaisé.

Deux héritiers : Hirokazu Kore-eda, avec After Life (1999, 118 minutes, 7,2), où les défunts choisissent le souvenir qu'ils emporteront, et I Wish - Nos vœux secrets (2011, 127 minutes, 7,3), où deux frères séparés croient qu'un vœu se réalise à l'instant où deux trains à grande vitesse se croisent. Takeshi Kitano, avec A Scene at the Sea (1991, 101 minutes, 7,5) et L'Été de Kikujiro (1999, 121 minutes, 7,5).

Le Japon de la bonne humeur : Swing Girls (2004, 105 minutes, 7,9), le mieux classé, Linda Linda Linda (2005, 115 minutes, 7,6), The Taste of tea (2004, 143 minutes, 7,5), chronique loufoque d'une famille de la campagne, Survival Family (2017, 117 minutes, 7,3) et Deux minutes plus tard (2020, 70 minutes, 7,2), le plus court film du guide. Le Japon de la douceur : Les délices de Tokyo (2015, 113 minutes, 7,5), Little Forest: Winter/Spring (2015, 120 minutes, 7,8) et Perfect Days (2023, 124 minutes, 7,8), le plus voté. Voir la page L'escale japonaise.

Escale 12 : le Canada et l'Océanie

Onze films, vingt et une heures, de 2002 à 2024. Après le Japon, le voyage traverse le Pacifique. Cette escale réunit des productions du Canada, d'Australie et de Nouvelle-Zélande, pays de langue anglaise dont le cinéma se confond souvent, à tort, avec celui d'Hollywood.

La Nouvelle-Zélande a deux titres : Le Hobbit : La Désolation de Smaug (2013, 161 minutes, 7,6), le plus voté, tourné dans ses montagnes, et Burt Munro (2005, 127 minutes, 7,7), le mieux classé, l'histoire d'un retraité d'Invercargill et de sa moto. L'Australie en a trois : Elvis (2022, 159 minutes, 7,4), réalisé et tourné sur place par Baz Luhrmann, Storm Boy (2019, 99 minutes, 7,1), un garçon et son pélican, et Go Karts (2020, 110 minutes).

Le Canada fournit le reste : Anne des Pignons Verts (2016, 85 minutes, 7,2), l'héroïne nationale de l'île du Prince-Édouard, Interstate 60 (2002, 116 minutes, 7,4), Un Parcours de Légende (2005, 120 minutes, 7,3), The Ron Clark Story (2006, 90 minutes, 7,6), Stan & Ollie (2018, 98 minutes) et Arthur the King (2024, 107 minutes, 7,5), coproductions tournées ou financées de ce côté de la frontière.

Escale 13 : les États-Unis

Seize films, trente heures et demie, de 1940 à 2021, et la meilleure moyenne du guide : 7,8. Le tour du monde se termine par le pays qui a fait du cinéma une langue universelle. La sélection est serrée : seize titres seulement, tous choisis parmi les mieux aimés.

Les classiques : Rendez-vous (1940, 99 minutes, 8,1), Ève (1950, 139 minutes, 8,1), Vacances romaines (1953, 119 minutes, 7,9) et Mary Poppins (1964, 139 minutes, 7,6). Les années quatre-vingt : Breakfast Club (1985, 98 minutes, 7,7), La Folle Journée de Ferris Bueller (1986, 103 minutes, 7,6), Big (1988, 104 minutes, 7,2) et Rain Man (1988, 134 minutes, 7,7). Les années quatre-vingt-dix : Jurassic Park (1993, 127 minutes, 8,0), le plus voté, et Before Sunrise (1995, 101 minutes, 8,0).

Depuis 2000 : Little Miss Sunshine (2006, 102 minutes, 7,7), Un Cœur à l'envers (2010, 89 minutes, 8,0), Le Stratège (2011, 134 minutes, 7,3), Wonder (2017, 113 minutes, 8,1), Togo (2019, 113 minutes, 8,1) et CODA (2021, 112 minutes, 7,9). Trois de ces films américains regardent eux-mêmes vers l'étranger : Vacances romaines a été tourné à Rome, Before Sunrise à Vienne, et Rendez-vous se passe à Budapest. Le voyage, décidément, est dans la nature du cinéma. Voir la page Les Amériques et l'Océanie.

Des itinéraires à thème

Le tour complet demande 295 heures. Pour un premier voyage, mieux vaut un itinéraire court, qui saute d'escale en escale en suivant un fil. En voici cinq. La route des enfants passe par six pays : Les Quatre Cents Coups en France, Ma vie de chien en Suède, Le Ballon blanc en Iran, Jiburo en Corée, I Wish - Nos vœux secrets au Japon et Chala, une enfance cubaine à Cuba. Six enfances, six façons de se débrouiller, et la même obstination partout.

La route des cuisines relie quatre tables : le dîner français servi au Danemark dans Le Festin de Babette, le wok installé en Laponie dans Master Cheng, la pâte de haricots rouges des Les délices de Tokyo, et le restaurant de Buenos Aires du Le fils de la mariée. La route des écoles s'arrête dans la classe de Créteil des Les Héritiers, dans le collège allemand de La Salle des profs, dans le wagon mexicain du Le Dernier Wagon, dans l'école londonienne des Les anges aux poings serrés et dans le lycée japonais de Linda Linda Linda.

La route des Cendrillon est la plus courte et la plus curieuse : le même conte, filmé à Prague en 1973 dans Trois noisettes pour Cendrillon et refait en Norvège en 2021 dans Trois vœux pour Cendrillon. Quarante-huit ans et mille cinq cents kilomètres séparent les deux films, qui partagent la neige, le cheval et l'arbalète de l'héroïne.

La route des musiciens, enfin : la fanfare du Nord d'En fanfare, celle du Yorkshire des Les virtuoses, le groupe de Dublin de Sing Street, le rock finlandais de Leningrad Cowboys go America, les lycéennes de Swing Girls, et le pianiste suisse de Vitus, l'enfant prodige. La page Itinéraires en trace d'autres.

Les phares

Sur une carte marine, les phares signalent les points les plus sûrs. Sur SafiFree, la liste Les phares réunit les vingt-quatre films au score le plus haut. Le premier est coréen : Even If This Love Disappears Tonight, à 8,5. Viennent ensuite Intouchables (8,3), Le Fanfaron et 20th Century Girl (8,2), puis Togo, Rendez-vous, Wonder et Ève (8,1).

Dix escales sur treize ont au moins un phare. Les États-Unis en allument huit, ce qui s'explique : seize films seulement y ont été retenus, tous de premier rang. La Corée en compte trois, comme l'Italie ; la France, les îles britanniques et l'Iran deux chacun ; le Japon, la Chine, l'Europe de l'Est et l'Amérique latine un. Pour l'Est, c'est Pelíšky ; pour l'Amérique latine, Le Dernier Wagon ; pour le Japon, Swing Girls ; pour le monde chinois, Yi Yi. Voir la page Les phares.

Vieilles cartes et dernières escales

Deux listes rangent les films par époque. Vieilles cartes réunit les trente-deux films sortis avant 1980, de Rendez-vous (1940) à Romance de bureau (1977). On y voyage dans l'espace et dans le temps : l'Italie de la reconstruction, le Japon des années cinquante, la Tchécoslovaquie du Printemps de Prague, l'Union soviétique des années soixante-dix. L'Europe de l'Est y compte sept films, l'Italie six, les îles britanniques cinq, la France et les États-Unis quatre chacun, le Japon trois.

Dernières escales réunit les vingt-huit films sortis depuis 2019. Douze escales sur treize y figurent ; seule l'escale iranienne manque, dont le film le plus récent date de 2012. Les trois derniers arrivés sont de 2025 : Even If This Love Disappears Tonight, Valeur sentimentale et En première ligne. Entre ces deux listes, les années quatre-vingt-dix et deux mille forment le gros du catalogue, avec une année remarquable, 1999, qui a donné à elle seule L'Été de Kikujiro, After Life, Shower, Postmen in the Mountains, King of Comedy et Pelíšky.

Vingt langues

Le guide fait entendre vingt langues. Sept d'entre elles ont dix films ou plus : l'anglais (40), le japonais (15), le français (14), l'italien (13), l'allemand (12), l'espagnol (11) et le coréen (10). Viennent ensuite le russe (8), le mandarin et le persan (7 chacun), le cantonais (5), le tchèque (4), le norvégien et le finnois (3 chacun), le danois et le suédois (2 chacun), et quatre langues à un seul film : le gaélique d'Irlande, le polonais, l'arabe et l'hébreu.

Entendre une langue inconnue pendant deux heures est un plaisir en soi. On repère vite quelques mots, bonjour, merci, maman, on s'habitue à la mélodie. Le persan des films iraniens est d'une grande douceur ; le finnois de Kaurismäki tombe comme des cailloux, et c'est la moitié de la drôlerie ; le cantonais des comédies de Hong Kong fuse à toute vitesse. La version originale sous-titrée est donc vivement conseillée pour ce guide-ci, et la page Où regarder explique comment la choisir.

Les cinéastes voyageurs

Plusieurs films du guide ont été tournés par un cinéaste loin de chez lui, et c'est souvent un atout. L'Allemand Wim Wenders signe Alice dans les villes en Allemagne et Perfect Days à Tokyo, à quarante-neuf ans d'écart : il est le seul réalisateur présent dans deux escales. L'Allemand Percy Adlon tourne Bagdad Café en Californie. Le Britannique Michael Radford tourne Le Facteur en Italie, en italien. Le Brésilien Walter Salles tourne Carnets de voyage en espagnol, de l'Argentine au Pérou.

D'autres cinéastes restent chez eux et y reviennent. Ozu a trois films à l'escale japonaise, Kitano deux, Kore-eda deux. Kiarostami, Majidi et Farhadi en ont deux chacun à l'escale iranienne. Tati en a deux en France, Kaurismäki deux en Finlande. Ce sont les guides locaux du voyage : ceux qui connaissent chaque rue de leur pays et vous y promènent à leur allure tranquille.

L'atlas en chiffres

Les 160 films durent 17 723 minutes, soit 295 heures et 23 minutes. Par escale, les États-Unis arrivent en tête (30 heures et demie), devant le Japon (29 heures), les îles britanniques (près de 26 heures) et la France (25 heures et demie). La plus brève est l'escale iranienne, un peu moins de 15 heures : les films d'Iran sont courts, souvent moins d'une heure et demie.

Au classement des moyennes, les États-Unis mènent à 7,8, devant la Corée à 7,7 et la France à 7,6. L'Italie, le Japon et l'Iran suivent à 7,5. Les pays nordiques ferment la marche à 7,1, ce qui reste très honorable. Le film le plus long est russe (Le Barbier de Sibérie, 180 minutes), le plus court japonais (Deux minutes plus tard, 70 minutes), le plus ancien américain (Rendez-vous, 1940) et les plus récents coréen, norvégien et suisse.

Les films cousins d'un pays à l'autre

À force de passer les frontières, on remarque que les mêmes histoires poussent partout, chacune avec l'accent du pays. Une fanfare menacée joue dans le Yorkshire des Les virtuoses et dans le Nord français d'En fanfare. Un adulte bourru hérite d'un enfant pour la durée d'un voyage dans Alice dans les villes, en Allemagne, et dans L'Été de Kikujiro, au Japon : vingt-cinq ans d'écart, le même attelage, et dans les deux cas c'est l'adulte qui grandit.

Un petit commerce de quartier résiste au temps dans le Shower de Pékin, avec ses bains publics, et dans Les délices de Tokyo, avec sa baraque à pâtisseries. Un jeune homme découvre le monde du travail à Milan dans L'Emploi et à Munich dans My Blind Date with Life. Une classe difficile trouve son professeur à Londres dans Les anges aux poings serrés, à Créteil dans Les Héritiers et au bord d'une voie ferrée mexicaine dans Le Dernier Wagon.

Une virée en voiture change deux vies en Italie avec Le Fanfaron, en Amérique du Sud avec Carnets de voyage, d'Allemagne en Turquie avec Julie en juillet. Et une vieille dame apprend l'essentiel à un jeune impatient en Corée dans Jiburo, au Japon dans Les délices de Tokyo, à Hong Kong dans Une vie simple. Voir ces films par familles, plutôt que par pays, est une autre manière de faire le tour du monde : on découvre que l'on se ressemble beaucoup, et que les différences tiennent surtout à ce que l'on mange et à la façon dont on se dit bonjour.

À table, d'escale en escale

Le repas est le meilleur indice du pays où l'on se trouve. En France, on déjeune au jardin chez les voisins de Mon oncle. En Italie, on se dispute autour des pâtes dans La Famille. Au Danemark, Le Festin de Babette aligne la soupe de tortue, les cailles en sarcophage et les grands vins devant des convives qui ont juré de se taire sur ce qu'ils mangent. En Finlande, le cuisinier de Master Cheng convertit tout un village aux nouilles.

En Russie, on trinque dans la cuisine de Romance de bureau. En Iran, le thé accompagne chaque conversation des films de Kiarostami. À Hong Kong, Une vie simple passe par les marchés et les cantines. En Corée, la grand-mère de Jiburo cuit un poulet pour un petit-fils qui réclamait du poulet frit. Au Japon, Little Forest: Winter/Spring est un livre de recettes filmé, et Le Goût du riz au thé vert porte un plat dans son titre : le plus simple des repas, celui que l'on partage quand on s'est réconcilié.

Un conseil gourmand : accordez le dîner au film. Des pâtes pour l'Italie, un bol de riz pour le Japon, du pain et du chocolat pour le film du même nom. Le voyage commence dans l'assiette.

Le voyage au fil de l'année

Le tour du monde peut suivre les saisons. En hiver, restez au Nord et à l'Est : Trois noisettes pour Cendrillon et sa forêt enneigée, Le Barbier de Sibérie, Au loin s'en vont les nuages. Au printemps, partez pour le Japon, à la saison des cerisiers des Les délices de Tokyo. En été, descendez vers le Sud : l'Italie du Le Fanfaron, un 15 août, l'île du Le Facteur, la Provence de La Gloire de mon Père, Biarritz et Le Rayon vert.

À l'automne, c'est le moment des films de rentrée et des films d'Ozu, dont deux portent la saison dans leur titre ou leur lumière : Fin d'automne et Fleurs d'équinoxe. Treize escales, quatre saisons : en un an, à raison de trois films par mois environ, on voit une belle partie du monde sans quitter son fauteuil.

Par où commencer chaque escale

Devant une dizaine de films inconnus, il faut une porte d'entrée. En France, Mon oncle : dix minutes suffisent pour comprendre le génie de Tati. En Italie, Le Fanfaron. En Espagne et en Amérique latine, Le fils de la mariée, qui fait rire et pleurer dans la même scène. Aux îles britanniques, Local hero, pour son village écossais et sa cabine téléphonique rouge face à la mer. En Allemagne, Alice dans les villes. Chez les Nordiques, Le Festin de Babette.

À l'Est, Ivan Vassilievitch change de profession, la comédie la plus aimée de Russie. En Iran, Les Enfants du ciel, que l'on peut voir dès huit ans. Dans le monde chinois, Shower, pour la chaleur de ses bains publics. En Corée, Jiburo. Au Japon, Swing Girls pour la joie, ou Fin d'automne pour la sagesse. Au Canada et en Océanie, Burt Munro. Aux États-Unis, Rendez-vous, parce que tout le cinéma romantique vient de là.

Treize films, treize escales : c'est le tour du monde express, un peu plus de vingt-deux heures de projection. À raison d'un film par semaine, on boucle la boucle en un trimestre.

Conseils au voyageur

Quelques habitudes rendent le voyage plus agréable. La première : acceptez le rythme du pays. Un film d'Ozu ou de Kiarostami avance plus lentement qu'une comédie américaine ; au bout d'un quart d'heure, on s'y fait, et cette lenteur devient un repos. La deuxième : regardez les décors autant que les acteurs. Les cuisines, les rues, les salles de classe, les repas en disent long sur un pays, et c'est une bonne part du plaisir.

La troisième : voyagez par paires. Deux films d'un même pays, vus à quelques jours d'écart, se répondent et s'éclairent ; le second paraît déjà familier. La quatrième : alternez. Après une escale lointaine, revenez en France ou aux États-Unis, puis repartez. La cinquième, enfin : emmenez quelqu'un. Un film étranger se discute mieux à deux, surtout pour comparer ce que chacun a compris d'un geste ou d'un silence.

La fiche, votre guide de poche

Chaque film a sa fiche, qui tient lieu de page de guide touristique. On y lit le titre en français et dans sa langue, l'année, la durée, les genres, et un résumé en français. Le tableau des détails précise le pays, la langue d'origine, la date de sortie et le studio. Viennent ensuite le réalisateur et les acteurs, dont les noms deviendront familiers à mesure que vous avancerez dans une escale.

L'escale du film est rappelée dans ses listes ; un clic y ramène. En bas de la fiche, des films proches sont proposés, parfois d'un pays voisin : c'est ainsi que l'on passe une frontière.

Chercher un film

Le champ de recherche de la barre bleue connaît les titres français et les titres originaux. C'est précieux pour un catalogue aussi voyageur : « Il postino » mène au Le Facteur, « Kikujiro » à L'Été de Kikujiro, « Bacheha-ye aseman » aux Les Enfants du ciel, et « Babette » suffit pour Le Festin de Babette. On peut aussi chercher un nom, Ozu, Kaurismäki, Majidi, ou une année.

La page Recherche propose des filtres par genre, par décennie et par score. La page Chercher sur SafiFree donne d'autres exemples.

Ma liste, votre carnet de voyage

Ma liste est le carnet où vous notez les étapes à venir. Le bouton Ajouter à ma liste figure sur chaque fiche ; le film rejoint alors votre carnet, que votre navigateur conserve sur cet appareil. Pour préparer un voyage, ajoutez deux ou trois films de l'escale qui vous tente, et un film d'une escale que vous connaissez mal. Voir la page Ma liste.

Le bouton Regarder

SafiFree est un guide de voyage : il décrit les destinations et vous indique les compagnies qui y mènent. Le bouton Regarder de chaque fiche ouvre JustWatch à la page du film, où sont listés les services officiels qui le proposent dans votre pays, en abonnement, en location ou à l'achat. Le pays se choisit dans un menu ; quinze sont disponibles.

Les films les plus rares du guide sont parfois proposés par des services spécialisés dans le cinéma d'auteur ou le cinéma classique. Si un film manque aujourd'hui, revenez plus tard : les catalogues changent chaque mois. Dans le lecteur, choisissez la piste originale et les sous-titres français. Voir la page Où regarder.

Sur téléphone et tablette

Sur un petit écran, les treize tampons s'enroulent sur quatre ou cinq lignes et gardent leur léger désordre. Les affiches se rangent par deux. Le menu, sous le bouton aux trois traits, donne accès à la recherche, aux escales, aux phares et à Ma liste. Voir la page SafiFree sur mobile.

Questions fréquentes

Combien de films propose SafiFree ?

160 films, sortis de 1940 à 2025 et tournés dans vingt langues.

Que sont les treize escales ?

Treize pays ou régions : France, Italie, Espagne et Amérique latine, îles britanniques, Allemagne, pays nordiques, Europe de l'Est, Iran, Chine, Corée, Japon, Canada et Océanie, États-Unis.

Un film peut-il avoir deux escales ?

Chaque film est rangé dans une seule escale, selon son pays et sa langue.

Quelle escale compte le plus de films ?

Les États-Unis, avec 16 films, devant le Japon, avec 15.

Quel film a le meilleur score ?

Le film coréen Even If This Love Disappears Tonight, à 8,5.

Les films sont-ils en version originale ?

La langue se choisit dans le lecteur du service ; la version originale sous-titrée est conseillée.

Y a-t-il des films pour les enfants ?

Oui, notamment Les Enfants du ciel, Jiburo, Trois noisettes pour Cendrillon et Storm Boy.

Le guide est-il en français ?

Oui, les titres, les synopsis et toutes les pages sont en français.

Où voir les films ?

Le bouton Regarder de chaque fiche ouvre JustWatch, qui liste les services officiels de votre pays.

Comment garder un film pour plus tard ?

Avec le bouton Ajouter à ma liste, présent sur chaque fiche.